
Après s’être exporté à Malaga, à Shanghaï et à Bruxelles, en attendant la perspective de créer en 2025 une bouture à Jersey City, aux Etats-Unis, le Centre Pompidou va bientôt mettre son expertise au service de l’Arabie saoudite. Selon les informations du Monde, la « raffinerie » des architectes Piano et Rogers est en passe de signer un contrat de 2 millions d’euros avec les autorités saoudiennes. L’institution française apportera son savoir-faire à la construction par l’architecte libanaise Lina Ghotmeh d’un musée d’art contemporain baptisé Perspective Galleries sur le site nabatéen d’Al-Ula, dans le nord-ouest de l’Arabie saoudite. Ni le Centre Pompidou ni l’Agence française pour le développement d’Al-Ula n’ont souhaité confirmer l’information.
Cet accord, dans les tuyaux depuis 2021 mais maintes fois repoussé, devrait a priori être ratifié ces prochaines semaines, à l’occasion d’un prochain déplacement de la ministre de la culture, Rima Abdul Malak, en Arabie saoudite. Ce contrat d’une durée d’un an, dont Le Monde a pu consulter une mouture, prévoit deux phases d’accompagnement : d’abord un conseil en conservation, un programme scientifique de conférences et une stratégie éducative, puis, dans un second temps, une politique d’expositions pour cinq ans et une stratégie de prêts d’œuvres sur la même période.
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