
« La relève ? C’est stylé », réplique Romane Dicko au journaliste lui annonçant la rubrique qui doit accueillir l’article et justifie ce rendez-vous, fin janvier, dans Paris. Et d’enchaîner : « J’aime bien ce mot, mais je n’ai pas la prétention de dire que j’incarne la relève. » La judoka parle sans fard et se soucie peu du statut qu’elle a acquis dans le haut niveau. Pourtant, à 25 ans, elle est l’une des figures les plus prometteuses du sport français. Quadruple championne d’Europe, médaillée de bronze aux Jeux de Tokyo en 2021, championne du monde en 2022, la native de Clamart (Hauts-de-Seine) a glissé deux médailles de plus autour de son cou aux Jeux de Paris, en 2024 : une en bronze dans le tournoi individuel, l’autre en or à l’issue de la finale par équipes remportée face au pays d’origine du judo, le Japon.
« Je retiens surtout la finale par équipes, parce qu’elle se termine sur une bonne note et qu’elle est notre récompense à tous, les quatorze sélectionnés de l’équipe de France, confie en souriant la jeune femme, mais je n’oublie pas ma médaille de bronze, parce que c’est la mienne. » « Si on parle judo, je suis encore jeune, admet-elle, j’ai fait des médailles et je me sens capable d’en faire sur plusieurs olympiades. »
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