Rapport/synthèse
Projet de loi de finances pour 2025 : Enseignement technique agricole
Editeur : Sénat
Après une décennie de désaffection, l'enseignement agricole connait depuis 2019 une croissance de ses effectifs - environ 1 % par an - qui traduit un regain d'intérêt pour les 200 métiers auxquels il prépare. Dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025 les crédits qui lui sont alloués s'élèvent à 1,73 milliard d'euros, soit une hausse de 2,1 % du programme 143, portée notamment par le glissement vieillesse technicité et la budgétisation du pacte enseignant.
Si la commission a émis un avis favorable sur ce projet de budget, elle reste vigilante sur les moyens alloués à moyen terme au financement de cet enseignement afin d'atteindre l'objectif ambitieux d'une hausse des effectifs dans le contexte du renouvellement générationnel des agriculteurs : entre 40 % et 60 % de ceux-ci devraient partir à la retraite d'ici 2030.
Par ailleurs, elle alerte sur les conséquences d'une remise en cause de l'aide à l'apprentissage : d'une part, le nombre d'apprentis constitue une part croissante des effectifs de l'enseignement agricole ; d'autre part, les établissements de l'enseignement agricole constituent un écosystème où les revenus tirés des centres de formation des apprentis (CFA) permettent souvent de compenser les pertes enregistrées par les exploitations agricoles et les ateliers pédagogiques. Alors qu'un nombre croissant d'établissements d'enseignement agricole connaissent des difficultés financières, une perte de rentabilité des CFA les fragiliserait encore davantage.
Si la commission a émis un avis favorable sur ce projet de budget, elle reste vigilante sur les moyens alloués à moyen terme au financement de cet enseignement afin d'atteindre l'objectif ambitieux d'une hausse des effectifs dans le contexte du renouvellement générationnel des agriculteurs : entre 40 % et 60 % de ceux-ci devraient partir à la retraite d'ici 2030.
Par ailleurs, elle alerte sur les conséquences d'une remise en cause de l'aide à l'apprentissage : d'une part, le nombre d'apprentis constitue une part croissante des effectifs de l'enseignement agricole ; d'autre part, les établissements de l'enseignement agricole constituent un écosystème où les revenus tirés des centres de formation des apprentis (CFA) permettent souvent de compenser les pertes enregistrées par les exploitations agricoles et les ateliers pédagogiques. Alors qu'un nombre croissant d'établissements d'enseignement agricole connaissent des difficultés financières, une perte de rentabilité des CFA les fragiliserait encore davantage.
Descripteurs :
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diplôme de l'enseignement agricole ; effectif scolaire et étudiant ; enseignement agricole ; financement de l'établissement d'enseignementPermalink : https://documentation.onisep.fr/index.php?lvl=notice_display&id=122949
