Rapport/synthèse
Nouveauté
Non-assistance à jeunesses en danger. Comment les 15-29 ans appréhendent leur avenir ?
Editeur : Le cercle des économistes
Pagination : 31 p
Les résultats d'une grande enquête sur la jeunesse réalisée par Elabe pour le Cercle des économistes en février 2026 figuraient au programme de la 26e édition des Rencontres Économiques d’Aix-en-Provence, du 2 au 4 juillet 2026.
Cette étude menée auprès de 5 000 jeunes de 15 à 29 ans en janvier 2026 révèle une jeunesse vulnérable face au logement et à l'emploi. Nombreux sont ceux qui redoutent ou font déjà l'expérience de la précarité. Près 39% redoutent de perdre leur emploi, un score qui atteint 43% chez les jeunes en premier emploi. 43% des jeunes actifs ont déjà perdu leur travail ou ont eu des difficultés à en trouver un.
42% des 20-24 ans se disent perdus et angoissés dans leur orientation (vs. 34% en moyenne) et ils ressentent aussi plus fortement la pression à répondre aux attentes (36% vs. 28% en moyenne). Les parents et l'entourage sont les prescripteurs de confiance pour naviguer dans l’orientation et s’insérer professionnellement.
Au moment du choix des études ou de leur futur métier, les jeunes se disent à l’écoute de leurs proches (51%) plus que de leur instinct (45%) ; 44% se tournent vers leurs proches, amis ou collègues pour chercher une information. C'est autant que vers une IA, et bien plus que vers les médias traditionnels.
L’étude dévoile notamment que l’efficacité ou la présence du système d'orientation diminue au fil des études. Lorsqu’ils sont amenés à s’exprimer spontanément sur les filières qui « ouvrent le plus de voies », les jeunes sont divisés sur la question et près d’1 sur 5 ne sait pas quelles filières sont porteuses (18%). Ils sont divisés sur l’avenir des filières avec la révolution de l’IA en cours. Les jeunes ne veulent plus qu'on leur dise « quoi faire », quelle filière choisir, mais « comment faire » pour s'insérer très concrètement dans le monde du travail, en les aidant à mieux connaître les métiers (cité par 38%), faire des rencontres professionnelles, développer son réseau (36%), trouver un stage, une alternance (35%). 62% des jeunes déclarent que leurs études les avaient bien préparés à leur métier.
Le procès parfois fait au système éducatif de ne pas préparer pas au monde du travail n'est pas validé massivement par les premiers concernés. L’étude dégage toutefois un point de vigilance
majeur sur le sentiment de surqualification.
Que ce soit pour leurs études ou leur carrière, la proximité, leur lieu de vie et la stabilité l'emportent sur l'aventure ou le changement. Parmi les 15-29 ans, une population se distingue par l'accumulation de toutes les fragilités, les déterminismes et vulnérabilité : les NEETs (ni en emploi, ni en études, ni en formation). En 2024, la France comptait 1,4 million de NEETs, soit plus d'1 jeune français sur 8. 63% des NEETs (+30 pts vs. 33% parmi le reste des jeunes) ont perdu ou eu du mal à trouver un travail ; 51% (+14 pts vs. 37%) se disent angoissés par leur avenir professionnel.
Cette étude menée auprès de 5 000 jeunes de 15 à 29 ans en janvier 2026 révèle une jeunesse vulnérable face au logement et à l'emploi. Nombreux sont ceux qui redoutent ou font déjà l'expérience de la précarité. Près 39% redoutent de perdre leur emploi, un score qui atteint 43% chez les jeunes en premier emploi. 43% des jeunes actifs ont déjà perdu leur travail ou ont eu des difficultés à en trouver un.
42% des 20-24 ans se disent perdus et angoissés dans leur orientation (vs. 34% en moyenne) et ils ressentent aussi plus fortement la pression à répondre aux attentes (36% vs. 28% en moyenne). Les parents et l'entourage sont les prescripteurs de confiance pour naviguer dans l’orientation et s’insérer professionnellement.
Au moment du choix des études ou de leur futur métier, les jeunes se disent à l’écoute de leurs proches (51%) plus que de leur instinct (45%) ; 44% se tournent vers leurs proches, amis ou collègues pour chercher une information. C'est autant que vers une IA, et bien plus que vers les médias traditionnels.
L’étude dévoile notamment que l’efficacité ou la présence du système d'orientation diminue au fil des études. Lorsqu’ils sont amenés à s’exprimer spontanément sur les filières qui « ouvrent le plus de voies », les jeunes sont divisés sur la question et près d’1 sur 5 ne sait pas quelles filières sont porteuses (18%). Ils sont divisés sur l’avenir des filières avec la révolution de l’IA en cours. Les jeunes ne veulent plus qu'on leur dise « quoi faire », quelle filière choisir, mais « comment faire » pour s'insérer très concrètement dans le monde du travail, en les aidant à mieux connaître les métiers (cité par 38%), faire des rencontres professionnelles, développer son réseau (36%), trouver un stage, une alternance (35%). 62% des jeunes déclarent que leurs études les avaient bien préparés à leur métier.
Le procès parfois fait au système éducatif de ne pas préparer pas au monde du travail n'est pas validé massivement par les premiers concernés. L’étude dégage toutefois un point de vigilance
majeur sur le sentiment de surqualification.
Que ce soit pour leurs études ou leur carrière, la proximité, leur lieu de vie et la stabilité l'emportent sur l'aventure ou le changement. Parmi les 15-29 ans, une population se distingue par l'accumulation de toutes les fragilités, les déterminismes et vulnérabilité : les NEETs (ni en emploi, ni en études, ni en formation). En 2024, la France comptait 1,4 million de NEETs, soit plus d'1 jeune français sur 8. 63% des NEETs (+30 pts vs. 33% parmi le reste des jeunes) ont perdu ou eu du mal à trouver un travail ; 51% (+14 pts vs. 37%) se disent angoissés par leur avenir professionnel.
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